La sarbacane sport 100% inclusif

Photographie tir à la sarbacane

Ce sport de précision est adapté aux personnes en situation de handicap, quel que soit leur niveau de mobilité.

Il s’agit de propulser des fléchettes à l’aide d’une sarbacane pour atteindre une cible verticale située à une distance déterminée.

C’est un sport calme, accessible, mais qui demande beaucoup de concentration et de contrôle de soi. Il peut être pratiqué en loisir ou en compétition.

Le joueur est installé confortablement, souvent assis, et positionne sa sarbacane sur un support adapté. Il souffle dans le tube pour propulser la fléchette en direction d’une cible, semblable à celle du tir à l’arc.

La performance repose sur la stabilité, la gestion du souffle et la précision. Ce sport peut être pratiqué seul ou en équipe, et est très apprécié pour sa simplicité, son accessibilité et les sensations qu’il procure, même avec un handicap lourd.

Cette activité demande un investissement minime entre 25 et 30 euros pour une sarbacane de loisir, les cibles 4,50 euros les 10. Un support de cibles peut être réalisé par les plus bricoleurs pour moins de 15 euros.

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Un déficient visuel à l’assaut du Kilimandjaro

Alexandre Trougnou veut profiter au maximum du peu de champ de vision qui lui reste pour réaliser ses projets.

Alexis Trougnou, athlète déficient visuel, rêve d’établir le record de l’ascension du Kilimandjaro en courant. Le quadragénaire se rendra en Tanzanie en février prochain pour tenter cet exploit sportif. Il a le soutien et l’engagement de l’association « Deux visions, une même passion », qui a recueilli 1000 euros pour le projet « Le Kilimandjaro pour voir plus haut ».

Alexis Trougnou veut marquer l’histoire, il est attteint du syndrome d’Usher et souffre de surdité. Le sportif d’Indre-et-Loire va tenter de réaliser le record de l’ascension du Kilimandjaro qui culmine à 5895 mètres. Il sera guidé par l’athlète Vanessa Marc Morales qui détient le record de vitesse féminin de l’ascension aller retour.

Le syndrome d’Usher est une maladie génétique qui affecte la vision jusqu’à la cécité. Après le diagnostic, Alexis Trougnou a arrêté le basket pour se tourner vers d’autres pratiques sportives telles que le trail, la course à pied ou encore le ski de fond.

« Avoir un projet et le concrétiser, c’est 100% de réussite. Avoir un projet et ne pas pouvoir le concrétiser, c’est 99,99% de réussite ». Samir Bengandil

Le biathlon handisport

A l’heure où la saison de biathlon bat son plein et à l’approche des Jeux Paralympiques d’hiver de Milan – Cortina 2026, le présent article présente la déclinaison de ce sport dans sa version handisport qui a fait son apparition aux jeux olympiques de 1992 à Alberville, combinaison de ski de fond et de tir.

Les nuances entre le biathlon et son adaptation handisport sont bien réelles.

Les para biathlètes déficients visuels concourent avec un guide. Les athlètes tétraplégiques ou paraplégiques utilisent un siège adapté et monté sur deux skis. C’est donc la force des bras qui est presque exclusivement sollicitée.

L’arme n’est pas portée sur le dos pendant l’épreuve comme pour les biathlètes valides. Il s’agit d’une carabine à air comprimé utilisée à 10 mètres sur une cible mécanique. Les déficients visuels pratiquent le tir avec arme équipée d’un système audio laser.

Les boucles effectuées sont longues de 2,5 km, et on dénombre trois types d’épreuves : courte (3 tours et 2 séances de tir), longue (5 tours et 4 tirs) et poursuite.

Cette discipline, forme adaptée du biathlon classique, requiert endurance, force et précision.